
A l'heure de la sieste. Frustration. Je marche encore et encore en quête d'un infinitésimal détail, une miette d'absolu engoncée dans son hideuse beauté. Quelque chose qui ferait sens dans ce dédale de rues mille fois parcourues à la merci de mon attention flottante. Des façades d'immeubles désaccordées aux poubelles vertes éventrées, un sentiment de déjà-vu me tenaille l'estomac. Il se fait parfois nauséeux et violent... Sauf quand il est sournoisement dissimulé dans le doux acidulé d'un smoothie framboise.
Le lendemain, bis repetita. Chacun reprend son rôle dans cette rutilante mécanique accordée au millimètre près. Et moi, je dois apprendre à déceler ce grain de poussière en métamorphose qui feint de chambouler mes ordinaires apathiques. Je suis tous les jours en suspens. Et au fond j'ai juste peur d'attraper les mots des autres.
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