Roses d'Ispahan

mercredi 14 novembre 2012

Détails - Fadila El Gadi / FCFW

Pattern obsession

mardi 13 novembre 2012

En ce moment, envie de faire une mini série d'affiches basées sur les motifs marocains, me plonger dans des bouquins d'artisanat, et apprendre le zouaq et la sculpture sur bois.

Premier essai, qu'en pensez-vous?

Brut de décoffrage

jeudi 6 septembre 2012


Tresse à l'eau de rose et ongles couleur jaune citron sur fond d'Edward Sharp & The Magnetic Zeros. 
Envie de réserver un billet d'avion pour Paris sur un coup de tête, ne pas avoir à penser à la case consulat ou autres histoires de congé... partir pour quatre jours ou cinq, flâner toute la journée mon appareil à la main, sourire aux inconnus, s'installer à la terrasse d'un café au moment où le soleil se couche... et se dire que là, à l'instant, la vie est fabuleuse. 

Refaire le même scénario avec Rome, Barcelone, Mykonos, Bali, ou Reykjavik. Passer une heure à dénicher des appartements, lofts ou villas de rêve sur airbnb, et dormir le sourire aux lèvres.

Extrêmement fort et incroyablement près - JS Foer

mardi 14 août 2012

Quatrième de couverture
« Oskar Schell est inventeur, entomologiste, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles. Il a neuf ans. Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu'elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond. Sa quête le mènera aux quatre coins de New York, à la rencontre d'inconnus qui lui révéleront l'histoire de sa famille.  »

Editeur POINTS, 462 pages, 105dh
Pourquoi j'ai aimé ce livre?
Tout a commencé lorsque je suis tombée par hasard sur une petite citation au fil de mes pérégrinations sur le web : « Sometimes I can hear my bones straining under the weight of all the lives I’m not living. » Ca m'avait fait l'effet d'une petite claque tellement cette phrase me parlait! Après quelques recherches j’en ai trouvé la source et c’est ainsi que j’ai eu vent de l'existence de ce livre. J’avais appris aussi qu’un film était en préparation, cependant je n’ai pas trop accroché à sa sortie et d’ailleurs je n’ai pas réussi à le regarder jusqu’au bout.
Il y a quelques jours en me baladant dans les rayons de la Fnac j’ai décidé de donner une chance au livre, et je ne le regrette pas du tout. Je vous conseille de ne pas voir le film en premier, car j'ai l'impression qu'il ne sera jamais assez fidèle au roman tellement la construction narrative de celui-ci est particulière. Au fil des pages se mêlent textes, images et jeux typographiques qui font l'originalité de EFEIP. On se sent transporté dans la tête de ce petit garçon pas comme les autres, ses angoisses, son humour, son imagination débordante et son émotion à fleur de peau. Et puis la trame de l’histoire se dévoile petit à petit, passé et présent se conjuguent ensemble, des bombardements de Dresde en 1945 aux attentats du 11 septembre.  Et une question pour fil conducteur : comment réussir à faire le deuil de quelqu’un quand on sait qu’il n’y a rien dans son cercueil ?

En quelques mots
Quelques passages un peu longs, mais globalement un coup de coeur.

Insomnie

vendredi 3 août 2012

6h du matin. A travers mes fenêtres se dessinent des grillages et une vieille banderole qui n'a plus rien à faire là. Asphyxie. Des arcades démodées et sales entravent mon regard, laissant apparaître une petite portion d'un long boulevard bruyant. Ici les voitures se déversent constamment, leur vacarme se prolongeant jusqu'au creux de la nuit. Camions, taxis blancs, rouges et petites motos zigzagantes poursuivent sans interruption leur défilé infernal, à l'image des flots de pensées qui troublent mon sommeil.
Par-delà les murs crasseux et pollués, un minuscule bout de ciel bleu pâle me nargue, comme le mystère de ce corps qui  refuse désormais de se plier aux lois du jour et de la nuit, palpitant au rythme de ce grand boulevard qui ne s'arrête jamais. Je comprend que des gens soient désespérés ici, que l'avenir leur semble bouché dans ce cadre hideux, qu'ils rêvent d'un autre carré de ciel au bleu plus vibrant sans réaliser que souvent ailleurs c'est encore moins bien que chez eux. 

Une dame à la djellaba d'un blanc immaculé marche seule sur le bitume encore frais du matin, je me demande où elle va, ce qui la pousse à se lever si tôt tandis que le reste des habitants du quartier savourent encore leurs dernières heures dans les bras de Morphée. Je lui imagine une flopée d'enfants, un mari paresseux ou accro à quelque substance illicite, et elle se battant pour leur survie, leurs fins de mois difficiles, et un travail qui ne l'épanouit guère. Ose-t-elle seulement rêver à un quelconque bonheur? Je me vois un instant la rejoindre, la convaincre de prendre le premier autocar venu pour aller vers une vie nouvelle. Une vie à la belle étoile dans un champ d'orangers. Des nuits où rien ne gênerait la quiétude de mon sommeil. Je souris à cette chimère, prise au piège de ma naïveté. Echappe-t-on seulement à son destin? Elle sur son chemin ignorant tout de mes pensées, et moi qui l'observe en me mêlant d'une vie qui ne me regarde pas. Je me dis un instant que cette dame est peut être heureuse là où elle est, bien à sa place. 
Je jette un coup d'oeil à ma montre, 6h30, cette fois c'est sûr je ne me rendormirai plus. Dans quelques minutes, la vie reprendra son cours, et dans un afflux d'incivilités et de chaos une foule affamée envahira la monstrueuse artère. 

Moroccan design inspiration

lundi 16 juillet 2012



Tout commence lorsqu'un couple d'expats américains s'installe à Marrakech avec un projet de toute une vie, construire des pavillons à la marocaine sur l'oliveraie qu'ils viennent d'acquérir. C'est ainsi que les Peacock Pavilions sont nés. Je vous laisse découvrir ces lieux aménagés grâce aux divers objets rapportés des nombreux voyages de Maryam, et à son talent pour chiner et fabriquer des merveilles à partir de rien. 


Son blog est un passage obligé, mais je vous préviens vous risquez de devenir accro : My Marrakech. C'est le genre de blog qui vous laisse croire que vous seriez capable de faire pareil avec juste un peu de motivation et de bricolage, qui vous fait passer des soirées entières à en prendre plein les yeux et à tout vouloir bookmarker sur Pinterest.

Je commence même à voir  les motifs artisanaux marocains d'un nouvel oeil, comme pour ce pattern de zellige plus haut que j'ai stylisé sur Illustrator.


Moonrise Kingdom

mardi 26 juin 2012


Sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, au cœur de l’été 1965, Suzy et Sam, douze ans, tombent amoureux, concluent un pacte secret et s’enfuient ensemble. Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, à l'approche de la plus violente tempête du siècle.
Voilà pour le synopsis, je n'ai vu pour le moment que la bande annonce de ce film de Wes Anderson, mais j'ai eu un coup de foudre pour les couleurs rétro, la mise en scène, les personnages et l'ambiance poétique qui s'en dégage. Suzy arbore un style 60's juste dément, je ne pouvais m'empêcher de vous montrer quelques photos.


"C'est le temps de l'amour, le temps des copains et de l'aventure..." Françoise Hardy

Je vous conseille de jeter un coup d'oeil au site super bien fait juste ici

May

mercredi 20 juin 2012

A défaut d'une image sans relief, je préfère vous livrer son empreinte typographique, mélange entre sa réalité et mon imaginaire. J'aime saisir ces instantanés tellement fugaces, observer le monde et y déceler des personnages qui dénotent, leur inventer des vies, des noms, et tenter de retranscrire leur aura sur du papier.

Un pirate

samedi 16 juin 2012



This is our time to live

lundi 28 mai 2012

Picture by Nirrimi Firebrace


Il y a une semaine un accident survenu dans mon entourage m'a beaucoup touchée, me faisant réaliser au-delà du cliché à quel point nos existences sont fragiles et éphémères. Ma tristesse fut d'autant plus amplifiée que la jeune fille qui est décédée ce soir là n'avait que 16 ans. Je ne cessais de penser au fait qu'elle n'avait rien vu, rien vécu, emportée au plus bel âge. Et puis j'ai réalisé que malgré mes 8 ans de plus, moi non plus je n'ai rien vu et rien vécu, et ça m'a foutu le cafard.

Aujourd'hui, trois choses "essentielles" me définissent : j'ai 23 ans, je suis une fille et je vis chez mes parents. Je crois que cela vous donne déjà une meilleure idée de ma personne. Je ne m'attarderai pas sur ce que je fais dans la vie ni sur mon background scolaire, cela n'a pas d'importance. 
Considérez moi comme une jeune marocaine lambda.

En ce moment je me sens un peu à l'étroit dans mes baskets alors je réfléchis beaucoup...
Pourquoi à bientôt 24 ans je ne peux toujours pas rentrer relativement tard sans avoir à subir des remontrances? Pourquoi autour de moi les filles envisagent toutes le mariage comme si c'était la seule issue possible, le seul but à atteindre une fois que tu as fini tes études supérieures et trouvé du travail? Je ne cache pas que sous influence, je me retrouve malgré moi à rentrer petit à petit dans le moule, de manière imperceptible.

Moi j'ai envie de profiter de ma jeunesse au lieu de la regarder me filer entre les doigts. J'ai envie de pouvoir voyager sur un coup de tête, passer un petit week-end entre potes dans un des magnifiques coins du Maroc que je ne risque pas de découvrir en famille. Premier réflexe du à mon lavage de cerveau, non mes parents n'accepteront jamais que je voyage avec des personnes qu'ils ne connaissent pas, et des mecs qui plus est. Non je ne peux pas leur mentir autant. Fin du rêve.
J'ai le sentiment de ne pas disposer de ma propre personne, voilà le fond du problème. J'ai envie de pouvoir habiter seule, sortir sans me faire harceler, prendre un bain de soleil dans un parc si ça me passe par la tête, des choses normales quoi ! J'ai envie de vivre, point.

J'en ai marre de me comporter comme la petite fille sage qu'on attend que je sois, j'en ai marre de faire semblant, d'attendre sans cesse de meilleurs jours. Marre d'entendre les autres, ceux qui me taquinent gentiment en me disant qu'à mon âge il y a des femmes qui ont déjà 3 enfants. Et puis justement pourquoi même dans mes réflexions les plus profondes je ne m'autorise pas à me considérer comme une femme… Une personne de sexe féminin, mariée, n'ayant que 17 ans, elle, serait considérée comme telle par notre société. Nous autres sommes perçues comme des êtres dénués de désir, un corps en carton, des poupées de porcelaine attendant sagement que le prince pas si charmant vienne à notre secours pour nous épouser. 
Et après? Nous voilà mariés, qu'est-ce qu'on fait? Après apparaîtront de nouvelles pressions, on attendra de nous qu'on fasse des enfants et ainsi la boucle sera bouclée. A 30 ans, nous serons déjà vieux, avachis sur notre canapé un samedi soir, à regarder une sulfureuse soirée musicale made in 2M. Triste fin...

zaze project

jeudi 29 mars 2012

A sneak peek of a little project I've been daydreaming about lately

Like crazy

lundi 26 mars 2012

Je voulais vous parler de ce film après l'avoir vu la toute première fois, oui parce que je l'ai vu deux autres fois depuis :D, NON je ne suis pas obsédée c'est très rare je vous rassure...
Je dois malgré tout vous faire un aveu : ma soeur a du presque me supplier pour que j'y prête attention... les films à l'eau de rose n'étant pas vraiment ma tasse de thé ces derniers temps, surtout après l'énorme déception/daube "One day".
Voici pour la mise en situation, maintenant assez bavardé venons en aux choses sérieuses!



Like crazy, c'est l'histoire d'Anna (Felicity Jones) et de Jacob (Anton Yelchin), deux étudiants à Los Angeles qui tombent amoureux l'un de l'autre. Rien de bien spécial jusque là, sauf qu'Anna est anglaise, et que son visa étudiant touche bientôt à sa fin. Elle se voit contrainte de rentrer pour deux mois en Angleterre afin de régler ses histoires de papier, mais pour deux jeunes gens qui s'aiment, deux mois c'est long. Le moment où tout bascule, c'est lorsqu'elle décide au dernier moment de passer l'été avec Jacob au lieu de rentrer chez elle, ce qui lui vaut d'être expulsée du territoire américain. Comment leur idylle va-t-elle évoluer alors que tout un océan et un continent les séparent?

Je ne vous dévoile pas la suite, mais ce que j'ai beaucoup apprécié, c'est la manière dont c'est filmé, le réalisateur nous livre des tranches de vies, des moments très sincères et réalistes. On parviendrait presque à croire que ces personnages existent réellement. De l'ivresse de l'amour des débuts à l'incertitude, aux interrogations, aux choix déterminants... tout ça fait qu'à la différence des romances classiques du cinéma, cette histoire nous ressemble de par sa dimension humaine.

PS: La cerise sur le gâteau, c'est que c'est un film bien sapé, j'ai craqué sur le style d'Anna mais malheureusement je n'ai pas tellement trouvé de photos le démontrant, et la capture d'écran c'est pas top.

Interlude

jeudi 1 mars 2012



Un banc juché sur la colline, et une petite blonde aux yeux noisettes. Maigre, la faim volontaire, et à la main un pistolet en plastique rempli de vodka. Elle se dandinait sur les pas de sa solitude, faisant virevolter sa robe vaporeuse de baby roll, entourée d'un millier de gens aux yeux vides. La mélancolie lui faisait danser le tango, dans un bras le corps sensuel et bouleversant. Dose, surdose, puis overdose. L'ombre blanche s'évanouit sur le bitume sous le soleil de midi.

Détournements et autres facéties

samedi 18 février 2012

Malgré un passage de trois ans en école d'art, plus un an d'option arts plastiques au lycée, je crois bien que la période la plus créative de ma vie a été celle d'avant mes dix ans. Quelle révélation me direz-vous :D Allez je sais bien que cela peut sembler assez cliché, mais pourtant c'est bien vrai et on n'y repense pas assez!
J'étais toujours en quête de fabriquer quelque chose, de raconter des histoires farfelues (dignes d'un 90210 édulcoré :p) à ma petite soeur en mettant en scène nos poupées pendant des heures, de jouer des tas de rôles de métiers différents... Je regrette énormément cette période de liberté presque sans limites, je me souviens même avoir envoyé une lettre au Journal de Mickey pour leur demander comment on pouvait devenir inventeur (ex fascination pour Géo Trouvetout) :D Ils m'ont gentiment expliqué que pour faire ce genre de chose il fallait plutôt être ingénieur ou designer.

Alors quand je vois quelqu'un qui a su garder son âme d'enfant aussi intacte que Katie, cette photographe et street artist de 24 ans qui rend le monde autour d'elle aussi pétillant que ces sucettes crépitantes de nos 8 ans, je me demande ce qui a pu m'arriver! Serions-nous en train de devenir des robots enlisés dans notre quotidien, nos soucis, boulot, études ... que sais-je?

J'ai envie de retrouver un peu plus de fraîcheur et d'optimisme, moi qui ai parfois l'impression à 23 ans d'à peine sortir de l'adolescence (et ses affres de rébellion :p). Peut être que la meilleure recette, c'est juste de sortir un peu du cadre que l'on se fixe inconsciemment, et surtout arrêter de faire attention au jugement des autres.



Source photos : http://colormekatie.blogspot.com/