Néologisme

mardi 3 décembre 2013



                                                                                                                
 © Fadwa Azhari - 2013

Bleu mandarine

mardi 26 novembre 2013

A écouter en savourant une mandarine acidulée.












 © Fadwa Azhari - Novembre 2013

Une histoire de légèreté...

samedi 23 novembre 2013


Je sors de ces jours qui nous dévorent. Quand les semaines se suivent, quand les weekends n'en sont plus vraiment et quand on est tellement épuisé que l'on ne parvient plus à dormir. Aucun travail ne mérite que l'on se fasse des cheveux blancs, pas même lorsqu'on est chasseur de tigres en pleine brousse. Je vous rassure je ne bosse ni de près ni de loin avec des félins, j'étais juste en période de charrette (hum hum amis de la com' vous comprendrez).

Alors on fait quoi quand on a trois jours de repos bien mérité devant soi ? C'est simple. Aujourd'hui, jour 1, j'ai décidé de ne rien faire. Absolument rien. Je dirais même que j'ai envie de m'ennuyer méchamment. Je regardais tout à l'heure mes "vieilles" photos de profil facebookiennes lorsqu'un détail sur celle-ci retint mon attention. Quelque chose de gracieux dans la position de mes bras, quelques kilos en plus, et cette évidente légèreté de l'être. Oui je crois que c'est cette légèreté qui ma interpellée, la même que je ressens à cet instant mais dans des circonstances bien différentes. Une sorte de liberté retrouvée.

Parfois, il suffit d'une photo pour se remémorer d'où l'ont vient. Voir à quel point on a grandi. A quel point les mauvaises et bonnes expériences nous construisent et font de nous chaque jour qui passe une meilleure version de nous même.

Shankaboot, un concentré pêchu made in Beyrouth

jeudi 21 novembre 2013

Ce jeudi je vous emmène au Liban... Loin des stéréotypes, lumière sur une pépite du web qui cartonne depuis trois ans déjà !


À travers Beyrouth l’effervescente, on suit Suleiman sur sa mobylette surnommée avec affection « Shankaboot », un adolescent attachant de 15 ans qui vit de son service de livraison. Au fil de ses aventures, on croise le chemin de Ruwaida, une jeune femme de 19 ans en quête de liberté qui rêve de percer dans la chanson. On découvre aussi Chadi le mystérieux, un jeune homme d’une vingtaine d’années au passé trouble, un des plus proches amis de Suleiman… ainsi que de nombreux autres personnages hauts en couleur.


Lancée en mars 2010, cette série web en cinq saisons financée par la BBC (World Service Trust) et produite par Batoota films a obtenu les prix Cinéma tout écran et l’International Digital Emmy en 2011. La durée de chaque épisode a été volontairement limitée à cinq minutes pour cause de connexion internet instable au Liban, et ce afin de permettre un téléchargement aisé à tous.

Ce qui fait la particularité de Shankaboot, c’est le ton empreint de réalisme que les producteurs ont choisi d’adopter. On s’identifie facilement aux personnages, portés par des acteurs avec peu d’expérience pour la plupart. Voguant entre rires et drames à l’image d’une capitale libanaise pleine de contrastes, cette série aborde les sujets tabous avec une franchise peu commune dans les pays arabes. On y retrouve des thèmes comme la drogue, la prostitution, le racisme, le confessionnalisme, la corruption, la violence conjugale, la chirurgie esthétique etc.
Cette série a balayé toutes mes idées reçues, une vraie surprise au milieu de toutes ces télénovelas turques/mexicains doublées en arabe dialectal qui passent à longueur de journée à la télé, et qui ne traitent pas vraiment des problèmes qui nous touchent, nous, jeunes marocains citoyens du monde arabe. Une bonne dose de fraîcheur et une pincée de trash, juste ce qu’il faut pour devenir accro.

Un clic par ici, vous ne le regretterez pas : Premier épisode Shankaboot

Inspiration from here and there

jeudi 14 novembre 2013

Publiée sur Brownbook, cette série photo made by Lamia Lahbabi a fait le tour des réseaux sociaux marocains. Je suis complètement dingue de ces images qui transpirent par tous leurs pixels un Maroc peps et coloré. Mention spéciale à la lumière et au cadre savamment étudiés qui font que le stylisme ne bascule jamais dans l'over kitsh. Retrouvez la série au complet par ici.

Fashion Designer Hassan Hajjaj / Shooting stylist Louis Philippe 
de Gagoue / Model Yassine Morabite

Tomber dans l'oubli

dimanche 10 novembre 2013

" On t'oubliera, comme si tu n'avais jamais été
  Ni nouvelle, ni trace... On t'oubliera"

Quote / Mahmoud Darwich



A son insu, j'ai volé cet homme. J'ai subtilisé une seconde de sa vie alors qu'il savourait sans doute un moment de repos bien mérité, perdu dans ses réflexions les plus fantasques et ignorant tout de ma présence. 

Cette fois-ci je ne lui imposerai pas de nom. Disons que mon inconnu travaillait probablement dans ce parking improvisé à l'entrée duquel je me tiens. Oui, un parking sans chaises, pas même un petit tabouret en bois pour sauver la face... cruel mais pourquoi s'étonner? Il se pourrait aussi que ce soit quelqu'un qui se serait simplement réfugié là pour échapper au soleil brûlant de midi.

Cet homme existera désormais autant pour vous que pour moi. Il se matérialisera dans votre imaginaire, tout au moins pendant ce laps de temps que vous accorderez à cet article. Il demeurera peut-être même dans les pensées de certains d'entre vous, faisant écho à une trace du passé. Il subsistera ici tant que cet espace vivra... et si on se projette beaucoup plus en avant encore, cette image pourrait même lui survivre.

Dans ce monde qui avance inéluctablement, un jour pas si lointain nous ne serons plus. Qu'allons-nous laisser derrière nous ? Quelques photos, des souvenirs qui s'étioleront avec le temps, des faits dans les livres d'histoire, une voix enjouée sur un répondeur, une découverte scientifique majeure ? Ou parfois rien ? N'a-t-on pas tous quelque part cette peur plus ou moins consciente de tomber dans l'oubli pour l'éternité ?

Voilà que je me perds en bien risibles clichés. Je vais vous confesser ce qui me chagrine le plus en réalité... je n'y avais jamais vraiment songé, mais je crois bien que le plus tragique des oublis soit celui qui survient de notre vivant. Effacés, supprimés, rayés de la carte... et au bout du compte, étrangers dans la même portion de terre.

A un(e) ami(e), à un frère, à une soeur, à un père, à une mère, à un amour passager

Un beau projet : La Marche Rose

lundi 4 novembre 2013

J'aimerai profiter de ce doux lundi de novembre pour vous parler de la dernière exposition du studio IWA, même si j'ai un peu honte de le faire avec un peu (ahum beaucoup) de retard :)

La Marche Rose, c'est 3830 km parcourus de Tarfaya à Dakhla et surtout une belle aventure humaine et photographique. Une invitation au voyage par trois jeunes femmes marocaines, Lamia Belodi, 28 ans, Rim Battal Hascoet, 25 ans et Imane Djamil, 17 ans.

"Exposée au Studio IWA du 19 au 31 octobre à Casablanca, La Marche Rose prendra ensuite la direction de Marrakech, où elle sera présentée au public à l'occasion du "off" de The Souk, à partir du 30 novembre... avant d'être déclinée en livre que d'autres photographies et textes viendront enrichir."



Ecce Homo, @La Marche Rose/ Rim Battal

Me frôle comme à me caresser @La Marche Rose/ Imane Djamil

Just a random day

mardi 22 octobre 2013

Beaucoup de boulot ces derniers jours, je n'ai plus tellement le temps de m'inspirer... J'ai besoin d'un moment d'accalmie pour écrire, fabriquer des phrases qui tournicotent et mettent du baume au coeur. Ou pas...
J'ai repensé à ces photos prises il y a un mois environ, et j'ai souri.
Se réveiller un matin et trouver un chat et ses petits à sa fenêtre, ça n'arrive pas vraiment tous les jours.




A la porte du monde

mardi 8 octobre 2013




Parfois, il ne faut pas aller bien loin pour arriver à la porte du monde... Il suffit de marcher, sans se fixer de destination précise et laisser la surprise arriver au bout du chemin. Ne rien tracer à l'avance, ne rien calculer. 

Il suffit de suivre ces nuages qu'on ne prend plus la peine de regarder, là, juste au dessus de notre tête. Une invitation à percevoir de nouveau ces formes fantasmagoriques qu'on jouait à deviner à 7 ans. Tu te revois aussi allongé sur le gazon imbibé de rosée et les yeux rivés sur ces cotons blancs filamenteux défilant parfois trop vite ? C'est triste mais on devient un peu trop sérieux lorsque l'âge adulte nous rattrape, et on finit par ne plus avoir la tête dans les nuages. Et dans le pire des cas on devient con, comme ces personnes qui ne se souviennent plus. 

Je ne sais pas s'il est trop tard quand on ne se souvient plus.

Voilà pourquoi j'ai décidé de lutter pour conserver mon regard d'enfant... ce n'est pas une mince affaire de nos jours, on est bien d'accord. Quand je lirai les infos, il y aura toujours des mauvaises nouvelles. Quand je marcherai dans la rue, j'aurai toujours le coeur serré face à ces dizaines d'enfants qui me tendent la main, culpabilisant à l'idée de ne pouvoir effacer toute la misère du monde. Si une maladie est éradiquée, il y en aura une autre encore plus vicieuse qui apparaîtra. Les gens continueront à s'entretuer, et il y aura toujours des injustices. A moi seule je ne peux changer le monde, oui, mais JE peux changer. Je suis libre de voir les choses différemment, d'arrondir les angles, de m'arrêter parfois, de dire oui, non. Dire plus oui, surtout. Essayer, rêver, échouer, recommencer.

Et toi, qui me lit à l'instant, tu es une belle personne. Tu le sais ?

Après la pluie

vendredi 20 septembre 2013

Le miroir révèle parfois des choses inattendues, comme il peut en dissimuler d'autres.




 © Fadwa Azhari - Mars 2013

Quadriptyque / CMJN

lundi 16 septembre 2013

Par ici, le Cyan prend des accents de Méditerranée en été, le Magenta se fait Hab Al-Melouk, le Jaune devient Safran et le Noir se fond aux pigments de Khôl.





Mixed media illustration by Fadwa Azhari
Source images du bas pour simulation Oleander.cartel

Terre de sienne

mardi 10 septembre 2013




© Fadwa Azhari - Septembre 2013

On old tiles you walk

samedi 7 septembre 2013



                                                               © Fadwa Azhari - Septembre 2013

Three vibes

samedi 17 août 2013

Three vibes, c'est l'histoire d'une jeune étudiante en arts qui décide un jour de monter sa propre expo, dans son propre appartement. Au programme, cinq jeunes talents, chacun s'exprimant dans son medium de prédilection... Rita Jawhari, à l'origine de l'événement (dessin, photo), Sarah Slimi (photo), Zuheir Helou (vidéo), Sam's Lab (photo), Faty Alami (installation) et Ismail Alaoui Fdili (peinture, photo).

Sam's Lab

Rita Jawhari's work
     


Sarah Slimi's work
Stylish as always, Faty Alami du blog Modesquement Moi
Installation by Faty Alami
Sam's Lab

Coup de coeur du dimanche : L'écume des jours

dimanche 21 juillet 2013

Oui, parce que le film de Gondry. Et oui, parce que j'aurai vraiment eu honte à l'idée de voir le film (2013) avant de lire le roman datant de 1947. Un classique donc... Pourquoi n'avais-je jamais pris l'initiative de lire Boris Vian ? Je ne sais pas. D'après mes vagues souvenirs du collège, il me semble avoir connu Vian grâce à son célèbre poème "Le déserteur" (Sensation étrange que de réaliser que je le connais encore en partie par coeur dix ans après, alors qu'il devait sans doute être bien enterré dans un coin de mon cerveau).

L'Ecume des jours / Le Livre de Poche / 35dh

Je ne sais pas pourquoi, je m'attendais à quelque chose de poussiéreux, voire même d'ennuyeux. J'étais complètement à l'ouest avec mes idées reçues, je l'avoue.
Au fil des premières pages, je réalise que j'ai entre les mains un véritable OFNI*. Il se peut que, comme moi, vous ayez un peu de mal au tout début à entrer dans l'univers décalé et fantaisiste de Boris Vian... mais ne vous fiez surtout pas à cette première impression et poursuivez la lecture.
C'est qu'il faut un peu de temps pour quitter le monde rationnel tel qu'on le connaît, et se laisser doucement imprégner par l'onirisme et le surréalisme qui caractérisent cette oeuvre.
Un conseil, gardez l'esprit ouvert !



Verdict : Doux, crépitant et à l'arrière-goût amer. Mon livre de chevet pour nourrir mon imagination.

*Objet Farfelu Non Identifié