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Lmdina l'9dima

dimanche 20 avril 2014

Ce dimanche, je vous emmène en balade dans l'ancienne médina, vous venez ?













© Fadwa Azhari - Avril 2014

Redécouvrons Casablanca

samedi 5 avril 2014

Aujourd'hui, j'ai pu visiter en coup de vent deux bâtiments officiels de la place Mohammed V, dans le cadre des Journées du Patrimoine de Casablanca. Par la suite j'ai aussi fait la course de ma vie pour ne pas rater un train, mais ça c'est une autre histoire (n'est-ce pas mon cher acolyte Mehdi :p). Bon trêve de digressions, je vous laisse découvrir en photos la Grand'Poste et Bank Al Maghrib, en espérant que ça vous donnera envie d'y aller demain pour la dernière journée des JPC :)

Les visites guidées prennent place dans divers lieux historiques à travers la ville : Boulevard Mohammed V, la place Mohammed V (bâtiments administratifs), l'Ancienne Médina (départ bastion de la Sqala), le Quartier des Habous (départ à la Mahkama), le Quartier des Roches Noires (départ Anciens Abattoirs), Hay Mohammadi  (départ Anciens Abattoirs)... et ce de 10h à 17h. Un circuit est également prévu à Mohammedia. Site web : www.journeesdupatrimoine.ma

 Grand'Poste








 Bank Al Maghrib 







Sur la route

vendredi 17 janvier 2014

Il est parfois difficile de retranscrire une exposition qui nous a ému. D'abord parce que l'émotion, dans sa fugacité et sa fragilité, est difficile à décortiquer en soi. Et puis surtout, comment l'expliquer avec des mots avant qu'elle ne finisse par s'étioler ? 



Modestement intitulée "Maroc et autres sites", n'essayez cependant pas de chercher un véritable fil directeur à cette exposition... Je crois qu'il suffit juste de se laisser porter par les images.

Né au Viet-Nam en 1945, Bernard Plossu tient son goût du voyage de son père qui l'a emmené très jeune au Sahara.  Depuis, il a posé son regard doux et presque familier sur différentes contrées, cherchant souvent des ambiances désertiques mais leur insufflant quelque chose de l'ordre de l'intime. On est loin des clichés que l'on associe ordinairement au désert, ici la vie est partout, même dans ce qui peut sembler figé. 

"A treize ans", écrivait-il "mon père m'a emmené dans le désert avec un Brownie flash. Ce fut mon initiation à la photo et au désert. A dix-huit ans, je suis tombé amoureux et j'ai eu besoin de photographier la femme que j'aimais. A vingt ans, le Mexique, à partir de là je n'ai cessé de voyager" Extrait de la plaquette de l'expo.

Ce qui déroute le plus, c'est qu'au bout d'un moment on croit retrouver un air du Maroc dans plusieurs photographies avant de comprendre qu'en réalité elles ont été prises dans divers endroits à travers le monde. Un sentiment de déjà-vu plutôt surprenant et intelligemment orchestré dans le cadre de cette exposition.

Voilà mon ressenti en quelques lignes, j'espère ne pas en avoir trop dit mais suffisamment pour vous donner envie d'y aller :d. Comme je l'ai dit plus haut l'oeuvre de Plossu ne tourne jamais autour d'un seul thème... j'ai évoqué le désert mais il y a aussi beaucoup de photographies urbaines.  

Entre flous poétiques et contrastes très graphiques, le photographe nous prend par la main et nous fait voyager avec lui, et c'est finalement un peu de soi que l'on retrouve.




PS: Je précise qu'il est rare qu'une exposition me touche au point où j'ai envie de la raconter dès le lendemain

Shankaboot, un concentré pêchu made in Beyrouth

jeudi 21 novembre 2013

Ce jeudi je vous emmène au Liban... Loin des stéréotypes, lumière sur une pépite du web qui cartonne depuis trois ans déjà !


À travers Beyrouth l’effervescente, on suit Suleiman sur sa mobylette surnommée avec affection « Shankaboot », un adolescent attachant de 15 ans qui vit de son service de livraison. Au fil de ses aventures, on croise le chemin de Ruwaida, une jeune femme de 19 ans en quête de liberté qui rêve de percer dans la chanson. On découvre aussi Chadi le mystérieux, un jeune homme d’une vingtaine d’années au passé trouble, un des plus proches amis de Suleiman… ainsi que de nombreux autres personnages hauts en couleur.


Lancée en mars 2010, cette série web en cinq saisons financée par la BBC (World Service Trust) et produite par Batoota films a obtenu les prix Cinéma tout écran et l’International Digital Emmy en 2011. La durée de chaque épisode a été volontairement limitée à cinq minutes pour cause de connexion internet instable au Liban, et ce afin de permettre un téléchargement aisé à tous.

Ce qui fait la particularité de Shankaboot, c’est le ton empreint de réalisme que les producteurs ont choisi d’adopter. On s’identifie facilement aux personnages, portés par des acteurs avec peu d’expérience pour la plupart. Voguant entre rires et drames à l’image d’une capitale libanaise pleine de contrastes, cette série aborde les sujets tabous avec une franchise peu commune dans les pays arabes. On y retrouve des thèmes comme la drogue, la prostitution, le racisme, le confessionnalisme, la corruption, la violence conjugale, la chirurgie esthétique etc.
Cette série a balayé toutes mes idées reçues, une vraie surprise au milieu de toutes ces télénovelas turques/mexicains doublées en arabe dialectal qui passent à longueur de journée à la télé, et qui ne traitent pas vraiment des problèmes qui nous touchent, nous, jeunes marocains citoyens du monde arabe. Une bonne dose de fraîcheur et une pincée de trash, juste ce qu’il faut pour devenir accro.

Un clic par ici, vous ne le regretterez pas : Premier épisode Shankaboot

Three vibes

samedi 17 août 2013

Three vibes, c'est l'histoire d'une jeune étudiante en arts qui décide un jour de monter sa propre expo, dans son propre appartement. Au programme, cinq jeunes talents, chacun s'exprimant dans son medium de prédilection... Rita Jawhari, à l'origine de l'événement (dessin, photo), Sarah Slimi (photo), Zuheir Helou (vidéo), Sam's Lab (photo), Faty Alami (installation) et Ismail Alaoui Fdili (peinture, photo).

Sam's Lab

Rita Jawhari's work
     


Sarah Slimi's work
Stylish as always, Faty Alami du blog Modesquement Moi
Installation by Faty Alami
Sam's Lab

Coup de coeur du dimanche : L'écume des jours

dimanche 21 juillet 2013

Oui, parce que le film de Gondry. Et oui, parce que j'aurai vraiment eu honte à l'idée de voir le film (2013) avant de lire le roman datant de 1947. Un classique donc... Pourquoi n'avais-je jamais pris l'initiative de lire Boris Vian ? Je ne sais pas. D'après mes vagues souvenirs du collège, il me semble avoir connu Vian grâce à son célèbre poème "Le déserteur" (Sensation étrange que de réaliser que je le connais encore en partie par coeur dix ans après, alors qu'il devait sans doute être bien enterré dans un coin de mon cerveau).

L'Ecume des jours / Le Livre de Poche / 35dh

Je ne sais pas pourquoi, je m'attendais à quelque chose de poussiéreux, voire même d'ennuyeux. J'étais complètement à l'ouest avec mes idées reçues, je l'avoue.
Au fil des premières pages, je réalise que j'ai entre les mains un véritable OFNI*. Il se peut que, comme moi, vous ayez un peu de mal au tout début à entrer dans l'univers décalé et fantaisiste de Boris Vian... mais ne vous fiez surtout pas à cette première impression et poursuivez la lecture.
C'est qu'il faut un peu de temps pour quitter le monde rationnel tel qu'on le connaît, et se laisser doucement imprégner par l'onirisme et le surréalisme qui caractérisent cette oeuvre.
Un conseil, gardez l'esprit ouvert !



Verdict : Doux, crépitant et à l'arrière-goût amer. Mon livre de chevet pour nourrir mon imagination.

*Objet Farfelu Non Identifié

Présage

vendredi 7 juin 2013


Toujours autant d'émotion lorsque je retombe par hasard sur cette vidéo dans mes vieux dossiers... je comptais la publier depuis longtemps mais procrastination oblige j'ai sans cesse remis le moment de l'éditer à plus tard. Je l'avais filmée il y a quelques mois à l'occasion de l'exposition The world is not as I see it au Musée de la Fondation Abderrahman Slaoui. 
Si vous voulez en savoir plus sur cette expo, je vous invite à lire mon article sur Artisthick ici.

Chronique ciné : Ginger & Rosa

vendredi 17 mai 2013

Ca fait un bon moment que je n'ai pas fait de chronique ciné par ici, il est grand temps d'y remédier ! Figurant parmi mes derniers coups de coeurs, le film Ginger & Rosa m'a séduite par sa palette de couleurs, ses images à l'esthétique soignée, son cadre spatio-temporel ainsi que les questions qu'il soulève.



Deux femmes se tenant par la main et accouchant côte à côte un jour de 1945... c'est sur cette scène particulière que s'ouvre le film. Quelques années plus tard à Londres, au début des années 60, Ginger et Rosa ont maintenant 17 ans. 
Elles ont grandi ensemble, et entre elles s'est tissée une amitié fusionnelle. Comme des soeurs jumelles, elles se plaisent à cultiver une apparence identique, seules leurs longues chevelures rousse et brune distinguant leurs silhouettes menues. Premières cigarettes, premiers flirts, elles ont soif de liberté et mènent de front les premières rébellions contre leurs mères. A l'âge fragile où l'on marche sur le fil du rasoir, l’une désire sauver le monde, l’autre veut trouver l’amour éternel. Et quand Rosa esquisse déjà des gestes de femme devant la glace, Ginger rêve de poésie...



A cette époque où les mœurs commencent à évoluer et où la guerre froide fait planer son ombre menaçante (crise des missiles de Cuba en 62), la fin du monde n’a jamais paru aussi proche ! Dans ce contexte favorable à la révolution, le père de Ginger fait figure d'homme libre. Il tient à ce que sa fille l'appelle par son prénom, lui parle de philosophie et l'encourage à vivre pleinement et sans regrets. Ses principes de vie le conduiront à franchir ses limites, sans penser aux conséquences désastreuses de ses actes ! Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas trop en révéler :d

Nombreux sont les films qui ont tenté de cristalliser l'adolescence. Celui-ci parvient  à saisir avec brio quelques instants cette période fugace de la vie. A voir !

Le studio IWA : une ruche créative au coeur de Casa

jeudi 7 février 2013



Le studio IWA appartient à cette catégorie d’endroits que l’on ne peut vraiment étiqueter, et qui va probablement chambouler la manière dont on perçoit l’art au Maroc. Ici, on est loin des atmosphères étriquées qu’on retrouve dans les galeries d’art casaouies ou autres rares musées ! C’est plutôt un endroit convivial où l’on évolue à son aise dans une déco à la fois fraîche et marocco-vintage… On peut aussi y faire des rencontres intéressantes, prendre un bon bol d’inspiration ou encore siroter son café en discutant avec Valérie Liais du Rocher, l’énergique maîtresse des lieux.

Une fois par mois y sont organisées des journées « Carte Blanche », une sorte de vernissage où l’artiste exposant invite d’autres personnes talentueuses qu’il souhaite mettre en avant.Une plateforme créative visant à promouvoir les jeunes talents marocains, accueillant à la fois expositions, installations, showrooms et pop-up stores… Il fallait y penser !
Et enfin, en marge des expositions, on y trouve le showroom permanent des créateurs Ghitta Laskrouif et Mehdi Khessouane.





Coolest kitchen ever !