Sur la route

vendredi 17 janvier 2014

Il est parfois difficile de retranscrire une exposition qui nous a ému. D'abord parce que l'émotion, dans sa fugacité et sa fragilité, est difficile à décortiquer en soi. Et puis surtout, comment l'expliquer avec des mots avant qu'elle ne finisse par s'étioler ? 



Modestement intitulée "Maroc et autres sites", n'essayez cependant pas de chercher un véritable fil directeur à cette exposition... Je crois qu'il suffit juste de se laisser porter par les images.

Né au Viet-Nam en 1945, Bernard Plossu tient son goût du voyage de son père qui l'a emmené très jeune au Sahara.  Depuis, il a posé son regard doux et presque familier sur différentes contrées, cherchant souvent des ambiances désertiques mais leur insufflant quelque chose de l'ordre de l'intime. On est loin des clichés que l'on associe ordinairement au désert, ici la vie est partout, même dans ce qui peut sembler figé. 

"A treize ans", écrivait-il "mon père m'a emmené dans le désert avec un Brownie flash. Ce fut mon initiation à la photo et au désert. A dix-huit ans, je suis tombé amoureux et j'ai eu besoin de photographier la femme que j'aimais. A vingt ans, le Mexique, à partir de là je n'ai cessé de voyager" Extrait de la plaquette de l'expo.

Ce qui déroute le plus, c'est qu'au bout d'un moment on croit retrouver un air du Maroc dans plusieurs photographies avant de comprendre qu'en réalité elles ont été prises dans divers endroits à travers le monde. Un sentiment de déjà-vu plutôt surprenant et intelligemment orchestré dans le cadre de cette exposition.

Voilà mon ressenti en quelques lignes, j'espère ne pas en avoir trop dit mais suffisamment pour vous donner envie d'y aller :d. Comme je l'ai dit plus haut l'oeuvre de Plossu ne tourne jamais autour d'un seul thème... j'ai évoqué le désert mais il y a aussi beaucoup de photographies urbaines.  

Entre flous poétiques et contrastes très graphiques, le photographe nous prend par la main et nous fait voyager avec lui, et c'est finalement un peu de soi que l'on retrouve.




PS: Je précise qu'il est rare qu'une exposition me touche au point où j'ai envie de la raconter dès le lendemain

2 commentaires

  1. je viens de découvrir ton blog, il est vraiment cool, continues comme ça ;)

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