Après "Les chats persans" et la très belle première impression qu'il m'a laissée sur le cinéma iranien, j'ai enfin eu l'occasion de regarder "Une séparation", Ours d'Or 2011 au Festival de Berlin.
L'histoire commence avec un couple face à un juge pour demander le divorce. L'épouse Simin souhaiterait qu'ils aillent vivre à l'étranger avec leur fille de 11 ans pour lui assurer un avenir meilleur, mais son mari Nader explique qu'il ne peut laisser seul son père qui souffre de la maladie d'Alzheimer. Le ton est donné dès le début, on ne sait pas pour qui trancher, les deux semblent avoir des excuses valables.
Finalement, après avoir obtenu de son mari l'autorisation de quitter l'appartement familial en attendant le divorce, Simin doit trouver quelqu'un pour s'occuper de son beau-père malade. C'est ainsi que Razieh commence à travailler pour Nader, elle est enceinte et vient de loin avec sa petite fille pour faire le ménage et assister le vieil homme.
Les ennuis commencent lorsqu'en rentrant du travail Nader retrouve son père à moitié mort sur le sol, le bras attaché à son lit. Quelques minutes plus tard, Razieh rentre comme si de rien n'était. Furieux, il la jette hors de chez lui. Sous le choc, elle fait une chute et perd son bébé. Le lendemain, Razieh et son mari impulsif accusent Nader de meurtre. C'est la que le drame commence et le spectateur se retrouve tiraillé entre les intentions des uns et des autres, le scénario est fait de telle sorte qu'on n'arrive jamais à prendre parti, et chacun doit en tirer ses propres conclusions.
Ce film m'a véritablement bouleversée, il nous plonge au coeur d'un drame du quotidien, un conflit entre deux familles issues de classes sociales différentes. L'humanité des personnages est explorée par le réalisateur à la loupe, le tout dans une émotion très particulière.

U re a good storyteller! u made me wana see the movie too! :)thankx for sharing
RépondreSupprimerNora
http://chicismicis.wordpress.com
@ Thank you Nora I hope you'll like it :)
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