Inspiration from here and there

jeudi 14 novembre 2013

Publiée sur Brownbook, cette série photo made by Lamia Lahbabi a fait le tour des réseaux sociaux marocains. Je suis complètement dingue de ces images qui transpirent par tous leurs pixels un Maroc peps et coloré. Mention spéciale à la lumière et au cadre savamment étudiés qui font que le stylisme ne bascule jamais dans l'over kitsh. Retrouvez la série au complet par ici.

Fashion Designer Hassan Hajjaj / Shooting stylist Louis Philippe 
de Gagoue / Model Yassine Morabite

Tomber dans l'oubli

dimanche 10 novembre 2013

" On t'oubliera, comme si tu n'avais jamais été
  Ni nouvelle, ni trace... On t'oubliera"

Quote / Mahmoud Darwich



A son insu, j'ai volé cet homme. J'ai subtilisé une seconde de sa vie alors qu'il savourait sans doute un moment de repos bien mérité, perdu dans ses réflexions les plus fantasques et ignorant tout de ma présence. 

Cette fois-ci je ne lui imposerai pas de nom. Disons que mon inconnu travaillait probablement dans ce parking improvisé à l'entrée duquel je me tiens. Oui, un parking sans chaises, pas même un petit tabouret en bois pour sauver la face... cruel mais pourquoi s'étonner? Il se pourrait aussi que ce soit quelqu'un qui se serait simplement réfugié là pour échapper au soleil brûlant de midi.

Cet homme existera désormais autant pour vous que pour moi. Il se matérialisera dans votre imaginaire, tout au moins pendant ce laps de temps que vous accorderez à cet article. Il demeurera peut-être même dans les pensées de certains d'entre vous, faisant écho à une trace du passé. Il subsistera ici tant que cet espace vivra... et si on se projette beaucoup plus en avant encore, cette image pourrait même lui survivre.

Dans ce monde qui avance inéluctablement, un jour pas si lointain nous ne serons plus. Qu'allons-nous laisser derrière nous ? Quelques photos, des souvenirs qui s'étioleront avec le temps, des faits dans les livres d'histoire, une voix enjouée sur un répondeur, une découverte scientifique majeure ? Ou parfois rien ? N'a-t-on pas tous quelque part cette peur plus ou moins consciente de tomber dans l'oubli pour l'éternité ?

Voilà que je me perds en bien risibles clichés. Je vais vous confesser ce qui me chagrine le plus en réalité... je n'y avais jamais vraiment songé, mais je crois bien que le plus tragique des oublis soit celui qui survient de notre vivant. Effacés, supprimés, rayés de la carte... et au bout du compte, étrangers dans la même portion de terre.

A un(e) ami(e), à un frère, à une soeur, à un père, à une mère, à un amour passager

Un beau projet : La Marche Rose

lundi 4 novembre 2013

J'aimerai profiter de ce doux lundi de novembre pour vous parler de la dernière exposition du studio IWA, même si j'ai un peu honte de le faire avec un peu (ahum beaucoup) de retard :)

La Marche Rose, c'est 3830 km parcourus de Tarfaya à Dakhla et surtout une belle aventure humaine et photographique. Une invitation au voyage par trois jeunes femmes marocaines, Lamia Belodi, 28 ans, Rim Battal Hascoet, 25 ans et Imane Djamil, 17 ans.

"Exposée au Studio IWA du 19 au 31 octobre à Casablanca, La Marche Rose prendra ensuite la direction de Marrakech, où elle sera présentée au public à l'occasion du "off" de The Souk, à partir du 30 novembre... avant d'être déclinée en livre que d'autres photographies et textes viendront enrichir."



Ecce Homo, @La Marche Rose/ Rim Battal

Me frôle comme à me caresser @La Marche Rose/ Imane Djamil

Just a random day

mardi 22 octobre 2013

Beaucoup de boulot ces derniers jours, je n'ai plus tellement le temps de m'inspirer... J'ai besoin d'un moment d'accalmie pour écrire, fabriquer des phrases qui tournicotent et mettent du baume au coeur. Ou pas...
J'ai repensé à ces photos prises il y a un mois environ, et j'ai souri.
Se réveiller un matin et trouver un chat et ses petits à sa fenêtre, ça n'arrive pas vraiment tous les jours.




A la porte du monde

mardi 8 octobre 2013




Parfois, il ne faut pas aller bien loin pour arriver à la porte du monde... Il suffit de marcher, sans se fixer de destination précise et laisser la surprise arriver au bout du chemin. Ne rien tracer à l'avance, ne rien calculer. 

Il suffit de suivre ces nuages qu'on ne prend plus la peine de regarder, là, juste au dessus de notre tête. Une invitation à percevoir de nouveau ces formes fantasmagoriques qu'on jouait à deviner à 7 ans. Tu te revois aussi allongé sur le gazon imbibé de rosée et les yeux rivés sur ces cotons blancs filamenteux défilant parfois trop vite ? C'est triste mais on devient un peu trop sérieux lorsque l'âge adulte nous rattrape, et on finit par ne plus avoir la tête dans les nuages. Et dans le pire des cas on devient con, comme ces personnes qui ne se souviennent plus. 

Je ne sais pas s'il est trop tard quand on ne se souvient plus.

Voilà pourquoi j'ai décidé de lutter pour conserver mon regard d'enfant... ce n'est pas une mince affaire de nos jours, on est bien d'accord. Quand je lirai les infos, il y aura toujours des mauvaises nouvelles. Quand je marcherai dans la rue, j'aurai toujours le coeur serré face à ces dizaines d'enfants qui me tendent la main, culpabilisant à l'idée de ne pouvoir effacer toute la misère du monde. Si une maladie est éradiquée, il y en aura une autre encore plus vicieuse qui apparaîtra. Les gens continueront à s'entretuer, et il y aura toujours des injustices. A moi seule je ne peux changer le monde, oui, mais JE peux changer. Je suis libre de voir les choses différemment, d'arrondir les angles, de m'arrêter parfois, de dire oui, non. Dire plus oui, surtout. Essayer, rêver, échouer, recommencer.

Et toi, qui me lit à l'instant, tu es une belle personne. Tu le sais ?