Insomnie

vendredi 3 août 2012

6h du matin. A travers mes fenêtres se dessinent des grillages et une vieille banderole qui n'a plus rien à faire là. Asphyxie. Des arcades démodées et sales entravent mon regard, laissant apparaître une petite portion d'un long boulevard bruyant. Ici les voitures se déversent constamment, leur vacarme se prolongeant jusqu'au creux de la nuit. Camions, taxis blancs, rouges et petites motos zigzagantes poursuivent sans interruption leur défilé infernal, à l'image des flots de pensées qui troublent mon sommeil.
Par-delà les murs crasseux et pollués, un minuscule bout de ciel bleu pâle me nargue, comme le mystère de ce corps qui  refuse désormais de se plier aux lois du jour et de la nuit, palpitant au rythme de ce grand boulevard qui ne s'arrête jamais. Je comprend que des gens soient désespérés ici, que l'avenir leur semble bouché dans ce cadre hideux, qu'ils rêvent d'un autre carré de ciel au bleu plus vibrant sans réaliser que souvent ailleurs c'est encore moins bien que chez eux. 

Une dame à la djellaba d'un blanc immaculé marche seule sur le bitume encore frais du matin, je me demande où elle va, ce qui la pousse à se lever si tôt tandis que le reste des habitants du quartier savourent encore leurs dernières heures dans les bras de Morphée. Je lui imagine une flopée d'enfants, un mari paresseux ou accro à quelque substance illicite, et elle se battant pour leur survie, leurs fins de mois difficiles, et un travail qui ne l'épanouit guère. Ose-t-elle seulement rêver à un quelconque bonheur? Je me vois un instant la rejoindre, la convaincre de prendre le premier autocar venu pour aller vers une vie nouvelle. Une vie à la belle étoile dans un champ d'orangers. Des nuits où rien ne gênerait la quiétude de mon sommeil. Je souris à cette chimère, prise au piège de ma naïveté. Echappe-t-on seulement à son destin? Elle sur son chemin ignorant tout de mes pensées, et moi qui l'observe en me mêlant d'une vie qui ne me regarde pas. Je me dis un instant que cette dame est peut être heureuse là où elle est, bien à sa place. 
Je jette un coup d'oeil à ma montre, 6h30, cette fois c'est sûr je ne me rendormirai plus. Dans quelques minutes, la vie reprendra son cours, et dans un afflux d'incivilités et de chaos une foule affamée envahira la monstrueuse artère. 

Moroccan design inspiration

lundi 16 juillet 2012



Tout commence lorsqu'un couple d'expats américains s'installe à Marrakech avec un projet de toute une vie, construire des pavillons à la marocaine sur l'oliveraie qu'ils viennent d'acquérir. C'est ainsi que les Peacock Pavilions sont nés. Je vous laisse découvrir ces lieux aménagés grâce aux divers objets rapportés des nombreux voyages de Maryam, et à son talent pour chiner et fabriquer des merveilles à partir de rien. 


Son blog est un passage obligé, mais je vous préviens vous risquez de devenir accro : My Marrakech. C'est le genre de blog qui vous laisse croire que vous seriez capable de faire pareil avec juste un peu de motivation et de bricolage, qui vous fait passer des soirées entières à en prendre plein les yeux et à tout vouloir bookmarker sur Pinterest.

Je commence même à voir  les motifs artisanaux marocains d'un nouvel oeil, comme pour ce pattern de zellige plus haut que j'ai stylisé sur Illustrator.


Moonrise Kingdom

mardi 26 juin 2012


Sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, au cœur de l’été 1965, Suzy et Sam, douze ans, tombent amoureux, concluent un pacte secret et s’enfuient ensemble. Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, à l'approche de la plus violente tempête du siècle.
Voilà pour le synopsis, je n'ai vu pour le moment que la bande annonce de ce film de Wes Anderson, mais j'ai eu un coup de foudre pour les couleurs rétro, la mise en scène, les personnages et l'ambiance poétique qui s'en dégage. Suzy arbore un style 60's juste dément, je ne pouvais m'empêcher de vous montrer quelques photos.


"C'est le temps de l'amour, le temps des copains et de l'aventure..." Françoise Hardy

Je vous conseille de jeter un coup d'oeil au site super bien fait juste ici

May

mercredi 20 juin 2012

A défaut d'une image sans relief, je préfère vous livrer son empreinte typographique, mélange entre sa réalité et mon imaginaire. J'aime saisir ces instantanés tellement fugaces, observer le monde et y déceler des personnages qui dénotent, leur inventer des vies, des noms, et tenter de retranscrire leur aura sur du papier.

Un pirate

samedi 16 juin 2012